Cela fait plus d’un an que j’ai repéré le gros sel ordinaire prédosé dans des dosettes papier (comme le sucre dans les cafés) pour saler l’eau de cuisson mais je pensais qu’il n’aurait qu’une carrière météorique.
Las, il est encore là ! (excusez-moi, je ne suis pas bien réveillée),
à 17, 44€ le kilo au lieu de 0,30c pour le gros sel générique soit une culbute de près de 6000%.

Et maintenant plus fort encore : pour ceux soucieux de leur apport en sodium, l’O des salines (j’imagine que l’accent circonflexe était déposé par Lancôme), oui, oui, un spray pour vaporiser de l’eau salée à 7,8% sur les assiettes.

Là, j’ai noté : 4,45 euros le flacon de 190ml, soit 23, 80€ le litre (je crois même qu’on doit trouver du whisky à ce prix là) pour 78g de sel. Allez, de tête, on retire 50c pour le contenant, environ 15g de sel pour 4 € , ça fait 250 euros le kg. A ce prix-là, les gens « soucieux de leur apport en sodium » peuvent s’acheter une balance de dealer pour peser leur sel.
Poussant donc mon caddie pour mon prochain sujet de cuisine inspirée de la Cucina Povera (mais oui, je prédis que le pois chiche sera la nouvelle betterave, ça va péter dans les chaumières. Personnellement j’enlève les peaux pour le hoummos, mais non, pas une peau à la fois, j’ai un truc, faut que je pense à le donner)…
…j’avise un canard gras à 4,50€ le kg (bradé à 3€le kg pour cause de date « courte » à consommer dans les 48h) soit 80 fois moins cher que le sel « O » !

Sitôt rentrée, sitôt dépecé :
Montre en main, sans s’énerver et en regardant « l’Aube de l’Odyssée » sur Al Jazeera (que ne ferait-on pas pour améliorer son anglais, non, je ne parle pas arabe), je mets 20 minutes en tout et pour tout. Les candidats de Masterchef pourraient en prendre de la graine : généralement, au bout de 20 minutes devant une bête entière même vidée et plumée, ils ont à peine fini d’essuyer leurs larmes avec le coin de leur tablier.
Magrets, ailes et cuisses levés, peau coupée en dés pour les grattons et la graisse, carcasse prête pour un bouillon.

Les cuisses et ailes sont mises à confire tranquillement et en plus des grattons je récupère 1l de graisse, ya plus qu’à trouver des Bintje.

Ca c’est plus difficile mais au marché de la Goutte d’Or elles sont à 40c. J’appréhende le jour où Bintje prendra une attachée de presse et où je recevrai dans ma boîte mail une invitation pour un atelier de cuisine où je découvrirai avec un chef néoscandinave « les vertus roboratives » du tubercule retrouvé
Pitié, ne retrouvez pas la Bintje !
Al Jazeera montre maintenant les épinards japonais contaminés, mes doigts gras peinent à monter le son sur le clavier de mon MacBook et je me retrouve soudain fin avril 1986 : mon fils a 2 mois et demi, je lui ai fait goûter des épinards, c’est peut-être un peu tôt mais je n’ai pas lu Laurence Pernoud car je fais ça à l’instinct. J’allume la radio : les épinards français sont irradiés…
3 commentaires:
Bonjour,
Bravo, continuez à publier des post sur l'abus de confiance, le faux et usage d'infos...
Je ne parlerais même pas de vos talents de "dépeceur" de canard, d'où l'expression "dépécez-vous"
Seule critique, du canard en grande distribution......mais je fais confiance à vos talents de cuisinière pour compenser.
bravo aussi pour votre blog
Amitiés gourmandes
JL
L'étiquette dit :
les Fermiers Occitans à Castres, à priori donc pas du canard hongrois.
on les trouve parfois en déstockage chez Carrefour
Sinon, j'ai un plan pas mal du tout mais qui est saisonnier, 2 fois par an même à Paris la "Foire au gras" (foie gras déveiné, gésiers, canards gras, cous, graisse...) de la société de foie gras Lafitte avec une très belle qualité qui applique alors les prix du Sud Ouest sur l'Ile Saint Louis, si,si...
Il faut s'informer des dates, octobre pour sûr, et réserver
Tout bien!
Encore une fois, pas de faute de style ni d'orthographe à se mettre sous la dent, une sorte de parenthèse anachronique dans la toile...
Allez, pour le fun: les épinards français ne sont pas "irradiés". Cela pourrait peut-être même leur faire du bien, en éliminant les germes divers et variés. Cela se fait pour les herbes aromatiques, mais ceci est une autre histoire, parfois discutée. Par contre on craindra volontier que tombent du ciel quelques iso-pas-au-top, survivants de la traversée des océans et du lavage des feuilles. On parle alors de "contamination" On en est loin même si jadis un triste Pellerin a tué la confiance et jeté le discrédit sur les services officiels de sécurité. Les pelouses de Tepco, elles, sont irradiées et contaminées. Et je ne parle pas des poissons qui frétillent dans les rejets tièdes de la centrale, ignorant leur mort annoncée.
Allez, trève de sinistrose, mangez des épinards!
Popeye.
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